Les conseils de Robert Pirès sur l'aile
Les conseils de Robert Pirès sur l'aile
Les canards ne savent pas tacler
Robert Pirès
Les canards ne savent pas tacler
Malgré sa drôle de démarche et ses pieds en canard qui lui ont valu remarques et quolibets durant toute sa carrière, Robert Pirès a su se tailler un palmarès exceptionnel dans le football international. Dans ce livre, Pirès revient sur sa relation compliquée avec Raymond Domenech et sur les raisons qui ont poussé son ami Anelka à « péter les plombs » pendant la Coupe du monde 2010.
Éditions Prolongations
19.90 € - 284 pages
Disponible en librairie
Pirès : «En faire une vingtième»
«J'arrive en fin de carrière. Je viens de terminer ma dix-neuvième saison. L'objectif, c'est d'en faire une vingtième pour terminer sur un compte rond.» A 37 ans, Robert Pirès aimerait bien prolonger le plaisir une dernière année, alors que son contrat de huit mois avec Aston Villa arrive à échéance à la fin du mois, afin, a-t-il dit mardi, «de ne pas terminer sur un échec».
«J'ai pensé à arrêter ma carrière après le match avec Aston Villa à l'Emirates Stadium il y a quinze jours (2-1). J'aurai aimé jouer les dix dernières minutes, un quart d'heure, devant mon ancien public.»
Ses huit mois dans le club anglais ont un goût amer pour le champion du monde 1998 et d'Europe 2000. Il était venu pour jouer sous les ordres de Gérard Houllier. Malheureusement, le malaise dont a été victime le manager français a entraîné une diminution singulière de son temps de jeu. «Je pensais que ça allait mieux se passer à Villa, a-t-il concédé. Si je fais le compte, je n'ai été titulaire qu'à trois reprises et encore, heureusement qu'il y avait la Cup. J'ai d'ailleurs pensé à arrêter ma carrière après le match avec Aston Villa à l'Emirates Stadium il y a quinze jours (2-1). J'aurai aimé jouer les dix dernières minutes, un quart d'heure, devant mon ancien public. Ca n'a pas été le cas...»
La déception passée, Robert Pirès a décidé de s'accrocher une dernière saison. Il se sent «bien physiquement» et a encore les ressources nécessaires pour «jouer davantage» qu'à Villa. S'il n'a «aucune piste pour l'instant», l'ancien Gunner a reconnu que l'idée de terminer sa carrière aux New York Red Bulls avec Thierry Henry lui faisait envie : «Une dernière saison avec Thierry, je ne dis pas non, c'est sûr. Mais ça ne dépend pas de moi...» Il ne ferme pas non plus la porte à un club français, à condition qu'il soit «ambitieux et joue une coupe d'Europe la saison prochaine». Mais Pirès ne va pas s'accrocher à tout prix. «Pour l'instant, je me prends un mois de vacances pour profiter de ma famille et préparer la naissance de mon fils [prévue dans deux mois, ndrl]. Si je n'ai rien à la fin du mois d'août, c'est simple : je m'arrêterais. Je suis prêt.»
Consultant ou adjoint
Et une éventuelle reconversion ? «Je n'ai pas encore d'idée. Ca me plairait d'être consultant ou entraîneur adjoint. Je ne me vois pas dans la peau d'un numéro un, quand je vois le stress que ça engendre. En plus, vu la difficulté des rapports entre un entraîneur et ses joueurs, ce serait difficile pour moi de basculer de l'autre côté. Je passerai donc mes diplômes si je ne trouve pas de club...» - Alexis DANJON
Robert Pirès sort une autobiographie ce mardi, «Les canards ne savent pas taclé», aux éditions Prolongations.
Pirès et l'affaire des quotas
Robert Pirès ne s'était pas encore exprimé sur l'affaire des quotas, contrairement à d'autres membres de la génération 1998. «Laurent Blanc a été maladroit, a-t-il estimé mardi. Ce mot là ne doit jamais être prononcé dans le sport français. Si les joueurs veulent défendre les couleurs d'un autre pays, ça ne me pose aucun problème. A un moment donné, j'aurai pu faire ce choix, en raison de mes origines portugaises. J'ai quand même bien fait de ne pas changer, non ?»










